30 July 2010

D’après Wikipédia, le Fedora désigne un type de chapeau, rendu célèbre notamment pour avoir été utilisé par le personnage d’Indiana Jones, ou encore feu le roi de la pop (ce chapeau est au passage plus connu sous le nom de Borsalino). Mais Indi comme Michael étaient bien loin de se douter qu’un jour, un système d’exploitation porterait le même nom que leur chapeau fétiche (oui bon d’accord, ils avaient d’autres priorités à ce moment-là… la Croix de Coronado, la chirurgie esthétique, tout ça…).
Et c’est en novembre 2003 que naît la toute première version de Fedora, nommée à cette époque « Fedora Core 1 » et baptisée Yarrow, qui signifie « Achillée millefeuille », une plante herbacée vivace. Un nom de code de très bon augure, puisque Fedora n’a cessé de croître en popularité depuis lors, jusqu’à devenir aujourd’hui la deuxième distribution préférée du grand public (la pole position étant occupée depuis un petit moment maintenant par Ubuntu, comme vous vous en doutez…).
Fedora Core 1, sa place est dans un musée, puisque 7 ans plus tard, nous voilà déjà face à la treizième version de cette distribution sponsorisée par Red Hat. Une treizième version très réussie, dont l’objectif est clairement de gagner en accessibilité et ainsi séduire les nouveaux utilisateurs de Linux, ceci grâce à l’ajout et à l’amélioration de nombreux outils de configuration.
Pourquoi vous présenter Fedora aujourd’hui ? Non pas pour commémorer le décès (/le meurtre/l’enlèvement par des extraterrestres) de Michael, mais pour mettre en avant une autre distribution Linux qui dispose aujourd’hui de tous les atouts pour s’imposer à la communauté au même titre qu’Ubuntu. En effet, comme vous le constaterez au travers de notre dossier, Fedora est dotée d’outils puissants, performants, dont la plupart peuvent être utilisés au travers d’interfaces graphiques conviviales, qui garantissent ainsi sa simplicité d’utilisation. Fedora, c’est également une autre gestion de paquets logiciels, mais tout aussi simple et pratique.
Des choix différents, mais justifiés et compréhensibles…

Fleur Brosseau

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25 June 2010

Si si, vous aussi vous en faites partie : la plupart d’entre vous stockent un nombre incommensurable de photos sur leur disque. Elles sont classées, en général, par date ou par événement et – soyons fous ! – vous avez même mis une procédure de sauvegarde en place au cas où… Mais souvent, cela s’arrête là.
C’est bien dommage, car au final, en l’état, elles ne peuvent guère être exploitées. En effet, quelle que soit l’application que vous utilisez pour gérer vos photos, je reste persuadée que peu d’entre vous utilisent la fonction d’étiquetage qu’elle propose.
L’étiquetage consiste à associer un ou plusieurs mots-clés (ou tags), à chaque cliché. Comprenez que de cette manière, vos photos sont bien mieux catégorisées que si elles sont uniquement classées par événement. En effet, il vous suffira d’effectuer une simple recherche par mot-clé pour afficher en un clin d’œil toutes les photos du petit dernier, tous vos paysages de montagne ou paysages urbains, tous vos clichés d’animaux, d’océans, etc. Vous l’aurez compris, le classement des images est ainsi beaucoup plus fin, plus logique et permet de mieux exploiter sa collection de photos.
Alors certes, vous allez me dire que vous n’avez pas toujours le temps d’ajouter des tags à toutes vos photos. Mais comme dans bien des cas, le temps que vous perdrez à effectuer cette opération n’est que du temps de gagné pour leur utilisation ultérieure. Sans compter que le numéro que vous avez entre les mains va déjà vous permettre de gagner du temps : vous y trouverez en effet un comparatif exclusif de quelques gestionnaires de photos libres ; un comparatif orienté sur les fonctionnalités d’étiquetage justement. De cette manière, vous pourrez d’ores et déjà vous faire une idée sur l’outil qui correspondra le mieux à vos besoins. Et au retour de vos vacances d’été, vous n’aurez plus qu’à repartir sur de bonnes bases en étiquetant correctement l’ensemble de vos clichés !
Voilà un numéro estival forcément très axé sur la photo, vous proposant parallèlement un article sur l’étiquetage géographique, qui consiste à associer un cliché aux coordonnées de sa prise de vue. Un moyen de pousser le classement de vos photos encore plus loin et de bénéficier d’un affichage filtré selon l’emplacement géographique sélectionné.
Pour terminer, j’ajouterai pour les amateurs de belles images que la fondation World Press Photo, dans le cadre de son concours annuel, a récompensé récemment les plus beaux clichés de photojournalistes à travers le monde. Ces photos peuvent être visualisées sur le site de l’organisation (http://www.worldpressphoto.org/) et méritent grandement que l’on s’y attarde (âmes sensibles s’abstenir…).
Bonnes vacances à tous et rendez-vous dès le 27 août pour un prochain numéro de Linux Pratique.

Fleur Brosseau

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4 June 2010

La rumeur court…

Il paraît que si l’on veut utiliser Linux, on doit absolument savoir utiliser la ligne de commandes…
Il paraît que la ligne de commandes c’est trop compliqué (« il faut taper des trucs sur un écran tout noir, c’est trop bizarre ! »)…
Il paraît que pour utiliser la ligne de commandes, il faut être un vrai crack en informatique…
Il paraît qu’en utilisant la ligne de commandes, une erreur peut être fatale au système…
Je vous rassure tout de suite, parmi toutes ces affirmations, une seule est vraie… Ça fait un petit moment déjà que Linux est tout à fait utilisable sans taper la moindre commande au clavier ! Donc, si votre seule motivation est là, passez votre chemin… Vous vous en sortirez très bien avec votre souris et la myriade d’applications graphiques qui vous permettront d’utiliser votre système et même de le configurer et de le personnaliser à souhait.
La ligne de commandes n’est pas compliquée non…
Elle demande les mêmes compétences que si vous souhaitiez apprendre une langue étrangère : il y a un vocabulaire, une syntaxe et des règles de grammaire à respecter. Et si vous l’utilisez mal, votre interlocuteur – ici le système – ne vous comprendra pas. Alors oui, cela demande un effort de votre part au début, puisqu’il est indispensable d’apprendre certaines bases, mais c’est à la portée de quiconque a une réelle envie d’apprendre et possède un esprit logique. L’envie d’apprendre, c’est ça le plus important. Et au passage, vous l’aurez compris, un diplôme d’informatique n’est absolument pas nécessaire….
En revanche, et c’est là que le bât blesse, une mauvaise manipulation en ligne de commandes peut causer d’énormes dégâts. Bien plus que si vous utilisez le mauvais mot de vocabulaire face à un étranger (au pire, il vous dévisagera d’un air bizarre et passera son chemin) (bon ok, il peut éventuellement vous envoyer un direct dans la face, mais vous vous en sortirez…). Non, là, c’est un peu plus sérieux : une mauvaise manipulation (souvent due à une commande de suppression, une modification de fichiers de configuration, etc.) peut vous amener à perdre des documents importants, peut empêcher le démarrage de votre système, etc.
La règle d’or est donc la suivante : ne jamais saisir une commande que l’on ne comprend pas pleinement et toujours être vigilant quant à la cible de la commande. Si vous suivez ce conseil, vous ne devriez rencontrer aucun souci. Mais finalement, pourquoi l’utiliser cette ligne de commandes ? En réalité, il n’y a pas qu’une seule réponse à cette question. Chacun peut en effet y trouver un intérêt tout particulier : cela peut être plus pratique, plus rapide, plus logique, voire plus simple parfois qu’une interface graphique. En tout état de cause, il n’y a qu’en l’utilisant que vous réaliserez ce qu’elle peut vous apporter…

Fleur Brosseau

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28 May 2010

Voilà donc la tant attendue version « Lucid Lynx ». Très attendue car exceptionnellement riche en nouveautés (dont
certaines pourront peut-être déstabiliser les utilisateurs les plus fidèles…). Cette fois-ci, elles sont clairement orientées utilisateurs de réseaux sociaux, dont je ne fais toujours pas partie malgré la constante pression sociale qui m’entoure.
Ainsi, tels Ulysse et ses sirènes, une petite voix dans ma tête ne cesse de me harceler « Allez, viens, rejoins-nous, on va bien rigoler… ». Pour l’instant, je tiens le coup…Mais jusqu’à quand ?

Les changements opérés dans cette nouvelle version ont beaucoup fait couler d’encre. Le thème graphique, les choix
de logiciels, les services en ligne « made in Canonical », etc. Mais bon, après tout, tout cela n’est que « proposition », il ne faut pas l’oublier. Chacun demeure libre de changer l’arrière-plan du bureau, le thème des fenêtres, d’installer les logiciels qui lui manquent, de supprimer les autres et de ne PAS utiliser Ubuntu One. Oui, fort heureusement, l’utilisateur d’Ubuntu reste libre d’adapter son système à ses besoins et surtout ses envies.
Mais jusqu’à quand ?

C’est la raison pour laquelle le dossier qui vous est proposé dans ce numéro présente cette nouvelle version majeure sous un tout autre angle. Un angle qui vous permettra de sortir des jalons imposés par une installation classique.
Apprenez à mettre votre nez dans les rouages du système, d’en comprendre le fonctionnement, de le modifier pour le rendre plus conforme à vos attentes. Au final, cela n’est pas si compliqué… C’est l’ordinateur qui doit être à votre service et pas l’inverse. Mais jusqu’à quand ?

Et puis n’hésitez pas à décortiquer votre système en profondeur, car la prochaine version 10.10 promet un chamboulement total. Encore plus de changements au programme, même si cela doit perturber les utilisateurs, dixit son créateur. En outre, toujours d’après Mark Shuttleworth en personne, la prochaineversion Maverick Mercaat devrait incarner la perfection (eh non, pas moins que ça…).
… Mais jusqu’à quand ?

Fleur Brosseau

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23 April 2010

Une bouée de sauvetage, oui, c’est véritablement le rôle de cette distribution SystemRescueCd. Vous serez surpris des possibilités de cette formidable boîte à outils, capable de résoudre la plupart des problèmes pouvant se poser sur votre système. Elle est en effet capable de retrouver et de restaurer une partition, de rechercher des fichiers effacés par mégarde, elle peut servir à effectuer diverses tâches d’administration, etc. Vous l’aurez compris, ce CD-Rom fait partie de ceux que l’on garde précieusement dans le tiroir de son bureau, juste au cas où…(non, cela n’arrive pas qu’aux autres).
Une autre distribution qui fait beaucoup parler d’elle ces jours-ci est sans aucun doute la prochaine Ubuntu, qui sera très certainement disponible en version finale au moment où vous lirez ces lignes.
J’apprends aujourd’hui que Google devrait réintégrer sa place de moteur de recherche par défaut. Rappelez-vous, il était question que Yahoo! lui vole la vedette (et c’est ce que l’on pouvait d’ailleurs observer dans les versions de test). A priori, Canonical est revenue sur sa décision, sans vraiment expliquer pourquoi… Les hypothèses fusent :
désapprobation de l’accord qui lie Yahoo! et Microsoft depuis quelques mois ? Négociation du retour de Google moyennant finance ? Quoi qu’il en soit, les utilisateurs devraient de ce fait conserver leurs habitudes…
…ou tout du moins celle-ci, car cette version d’Ubuntu inclut bon nombre de changements majeurs ! Nouveau logo et nouveau thème graphique plus moderne, relativement cosy (baptisé « Ambiance »), un démarrage visiblement plus rapide (si si, j’ai testé, je confirme) grâce au remplacement de HAL par DeviceKit, une zone de notification complètement revue et améliorée, le dernier GNOME 2.30 (qui à lui seul apporte pas mal de nouveautés), un nouveau driver par défaut pour les cartes nVidia, etc.
En outre, comme annoncé depuis plusieurs mois, nous voilà en présence d’un système en relation directe avec les principaux réseaux sociaux via un menu baptisé MeMenu, qui vous permettra d’interagir avec vos différents profils ; sans oublier les services Ubuntu One (stockage et partage de fichiers, ainsi que le Music Store). Il n’y a pas de secret : une distribution, c’est un produit. Un produit doit satisfaire un maximum d’utilisateurs, répondre à leurs besoins, leurs envies. Les mœurs changent, Ubuntu s’adapte.
« lucide adj. En pleine possession de ses facultés intellectuelles ; perspicace, clairvoyant. »
La prochaine Ubuntu porte bien son nom… Je vous souhaite à tous une très bonne lecture et vous donne rendez-vous dès le 25 juin chez votre marchand de journaux pour le prochain numéro…

Fleur Brosseau

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